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Les installations d’irrigation, causes de l’intensification de l’exploitation en Engadine

Dans le cadre d’un projet de longue durée, l’évolution de la végétation et de l’intensité d’exploitation dans les régions irriguées et non irriguées a été comparée sur vingt parcelles de l’Engadine, représentant une superficie totale de 870 ha. L’accent a été mis sur l’évolution des proportions de prairies de fauche exploitées de manière extensive à peu intensive (incluant les états de transition vers une exploitation moyennement intensive). A cet effet, des cartographies correspondantes provenant des années 1987–88 et 2009–10 étaient à notre disposition. Des installations d’aspersion anciennes, mais aussi les équipements les plus récents, ont été aménagés dans des secteurs présentant une part substantielle de prairies extensives et précieuses du point de vue de la protection de la nature. Concernant les installations datant des années 1980, la part des pelouses extensives était de 40 % avant le début de l’arrosage; pour les installations de 2009–10, cette proportion était de 56 %. Sous l’influence des installations des années 1980, la part des pelouses extensives a depuis lors subi une forte baisse jusqu’à 13,5 %. Cet effet n’a pas encore été constaté avec les installations récentes. Sur les surfaces dotées de systèmes d’arrosage, une intensification de l’exploitation a aussi été constatée au-dehors de la zone irriguée. A l’inverse, la part des pelouses extensives s’est accrue sur toutes les parcelles non équipées. L’argument souvent avancé selon lequel les nouvelles installations d’aspersion ne serviraient qu’à garantir le rendement en période de sécheresse et n’entraîneraient aucune intensification de l’exploitation ne s’applique pas à notre zone d’étude.

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