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Biodiversité des insectes scatophages et des autres habitants des pâturages non corrélée

La biodiversité des surfaces agricoles est généralement mesurée à l’aide d’espèces indicatrices qui peuvent être relevées rapidement et à moindres coûts. Cette méthode est basée sur l’hypothèse, rarement remise en question, que ces groupes d’organismes reflètent bien l’ensemble de la biodiversité d’un habitat. Cette hypothèse a été vérifiée en comparant la diversité d’insectes scatophages dans 24 pâturages du Plateau suisse avec celle des sauterelles, des papillons, des plantes vasculaires, et avec des communautés voisines de mousses et de gastropodes situées à proximité de ces pâturages. Les résultats de l’étude montrent que la diversité des plantes vasculaires et des mousses augmente avec celle des papillons, des sauterelles et des gastropodes, souvent herbivores, aussi bien dans les pâturages étudiés que dans les pâturages plus éloignés. Par contre, la diversité des insectes scatophages (mouches, guêpes parasites) est sans lien avec celle des autres groupes d’organismes. Autrement dit, les plantes vasculaires, les sauterelles, les papillons, les mousses et les gastropodes sont réciproquement représentatifs les uns des autres, mais pas avec les insectes scatophages. Ces derniers, et aussi leur rôle dans la décomposition des excréments, sont peu représentés par les indicateurs couramment utilisés.

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Biodiversité des insectes scatophages et des autres habitants des pâturages non corrélée

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