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Émissions de gaz à effet de serre de la production combinée de lait et de viande

En Suisse, la production combinée de lait et de viande dans le secteur du bétail bovin est d’une importance considérable. La présente étude a modélisé les émissions de gaz à effet de serre (GES) par vache et par année à l’aide de données de référence suisses, en tenant compte des différents niveaux de performance laitière et des rendements en viande. L’impact sur les émissions de GES d’une utilisation combinée de semence sexée et de matériel génétique de races à viande a en outre été évaluée. Les analyses ont montré que le rapport entre production de lait et de viande d’une vache à deux fins avoisine les 24 (24 kg de lait pour 1 kg de viande), ce qui est proche du ratio de la production suisse, tant en 2017 que les années précédentes. Sous l’angle de la performance laitière uniquement, les émissions de GES par vache de référence et par année sont plus élevées pour une vache à deux fins (9226 kg d’équivalent CO2) que pour une vache à haut rendement (5842 kg). Cependant, sous l’angle de la performance à la fois laitière et bouchère, les émissions de CO2 des vaches à deux fins sont plus faibles que celles des vaches de type laitier. En revanche, si les vaches laitières sont inséminées avec de la semence sexée pour la remonte et avec du matériel génétique de races à viande pour toutes les autres saillies, alors les émissions de CO2 des vaches ayant une performance laitière annuelle de 10 000 kg (soit 8787 kg d’équivalent CO2) sont inférieures à celles des vaches à deux fins. Pour ménager le climat, les programmes d’insémination devraient combiner rigoureusement l’emploi de semence sexée et de matériel génétique de races à viande. Dans les régions de montagne ou les exploitations biologiques, il est judicieux de travailler avec des races à deux fins.

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